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Brésil en Mouvements

La semaine de projections et débats d'Autres Brésils. http://www.autresbresils.net/
Brésil en Mouvements a écrit 181 articles de Brésil en Mouvements

RETRATOS DA IDENTIFICAÇAO [Photos d’identifications]

de Anita Leandro

Brésil | 2014 | 71’| VOSTF

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Retratos da Identificação est le premier film brésilien construit à partir d’archives photographiques produites par les agences de répression de la dictature militaire. Les images d’archives sont réanimées par le biais d’entretiens avec deux anciens résistants.

Dimanche 16 octobre à 16h 

CLANDESTINAS [Clandestines]

de Fadhia Salomao
Brésil | 2014 | 24’| VOSTF

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Réalisé par Fádhia Salomão, Clandestinas recueille des histoires de femmes ayant avorté clandestinement au Brésil. Mêlant les voix d’actrices contant l’expérience d’anonymes et le témoignage de femmes qui livrent leur propre histoire, ce documentaire tente de montrer comment la criminalisation de l’avortement pénalise toutes les femmes.

Samedi 15 octobre à 20h

Projection suivie du débat « Violences et discriminations : défis de femmes luttant pour leurs droits « 

QUEM MATOU ELOA [Qui a tué Eloa ?]

de Lívia Perez

Brésil | 2015 | 25’| VOSTF

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En 2009, Lindemberg Alves s’introduit armé dans l’appartement de son ex petite amie, Eloá Pimentel, et la garde séquestrée pendant cinq jours. Ce crime fut, à l’époque, largement diffusés sur les chaînes de télévision brésilienne. Quem matou Eloá ? propose une analyse critique de la sur exposition médiatique de la violence et remet en question la manière dont les médias choisissent d’aborder les cas de violence envers les femmes.

Samedi 15 octobre à 20h

Séance suivie d’un débat : Violences et discriminations : défis de femmes luttant pour leurs droits

NAO SAIA HOJE [Ne sors pas aujourd’hui !]

de Susanna Lira

Brésil | 2016 | 53’| VOSTF

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Ne sors pas aujourd’hui est un conseil que beaucoup de mères ont donné à leurs enfants en mai 2006. Malheureusement, la majorité d’entre eux sortiront sans que celles-ci puissent les protéger des « crimes de mai » durant lesquels près de 600 jeunes furent assassinés à São Paulo.

Samedi 15 octobre à 20h

Séance suivi d’une débat : « Violences et discriminations : défis de femmes luttant pour leurs droits »

EM TRES ATOS [En trois actes]

de Lucia Murat

Brésil | 2015 | 85’| VOSTF

Dans la mémoire de cette femme,angelviana-emtresatos les mouvements de son corps reprennent vie. Em três atos aborde le sujet du vieillissement du corps et confronte le deuil à la peur de mourir. C’est un film sur les cycles de la vie, sur le travail du corps, traités à travers la danse contemporaine et la parole, en revisitant les textes de Simone de Beauvoir.

Samedi 15 octobre à 16h30

Séance suivie d’un apéro musical à 19h !

A DEUSA BRANCA [La déesse blanche]

de Alfeu França

Brésil | 2013 | 30’| VOSTF

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En 1958, le polémique artiste et architecte Flávio de Carvalho se lance dans une expédition en Amazonie avec pour objectif de réaliser un film combinant recherche ethnographique et fiction surréaliste comptant le drame d’une femme blanche se faisant kidnapper par des autochtones.

Samedi 15 octobre à 16h30

TAEGO AWA

de Henrique Borela et Marcela Borela

Brésil | 2016 | 75’| VOSTF

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Tutawa raconte le massacre par les Blancs de nombreux Indiens Ãwa dans la forêt amazonienne orientale en 1973, tandis que le montage mêle des images de vie quotidienne des Ãwa, de la confection de peintures corporelles rituelles à la cuisine ou aux jeux des enfants.

Vendredi 14 octobre à 20h00

Séance suivie d’un débat intitulé « A qui appartient la terre ? »

HA TERRA !

de Ana Vaz

Brésil | 2016 | 12’37’’| VOSTF

f58c2be6-332c-43ac-8737-efbc9c9c6ab4Há terra ! est une rencontre, une chasse, un conte diachronique du regard et du devenir. Comme dans un jeu, comme dans une course-poursuite, le film oscille entre personnage et terre, terre et personnage, prédateur et proie.

Vendredi 14 octobre à 20h00

Séance suivie d’un débat intitulé « A qui appartient la terre ? »

5 vezes Chico – o velho e sua gente [5 fois “Chico” – la rivière et ses gens]

de Gustavo Spolidoro, Ana Rieper, Camilo Cavalcante, Eduardo Goldenstein et Eduardo Nunes

Brésil | 2015 | 90’| VOSTF

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Le « Chico » ou San Francisco, comme le Rio Doce, serpente du centre du Brésil à l’Atlantique. Cinq histoires, cinq regards sur les relations entre le fleuve et ses riverains. Ondulant ou en furie, le fleuve est source de vie et de mort. L’humain se croit maître de son destin, mais il ne contrôle pas l’ordre du fleuve. Dans une photographie exceptionnelle, les habitants livrent leurs visions poétiques ou prosaïques du cours d’eau avec lequel ils font corps.

Vendredi 14 octobre à 18h00

Séance suivie d’un tirage au sort d’un panier Guayapi et d’un panier Brigadeli.

Jaci – Sete Pecados de uma Obra Amazonica [Jaci – les sept pêchés d’un chantier en Amazonie]

de Caio Cavechini et Carlos Juliano Barros

Brésil | 2014 | 102’| VOSTF

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Sur la base de témoignages recueillis durant 4 ans autour de la construction du barrage de GDF Suez, ce documentaire aborde les controverses socio-environnementales liées à ce projet. Dans la ville de Jaci, où la demande de travailleurs est forte, une révolte éclate en 2011 bloquant le chantier et menant à des arrestations.

Jeudi 13 octobre à 20h

Projection suivie d’un débat intitulé « Mégaprojets, environnement et droits humains en Amazonie : le rôle des multinationales européennes ».

Ultimas conversas [Dernières conversations]

de Eduardo Coutinho

Brésil | 2015 | 85’| VOSTF

Extrait scène du film "Últimas Conversas"

Réalisé par Eduardo Coutinho, décédé en février 2014 et qui fut à l’avant-garde du documentaire brésilien des années 1960 à 1990, et terminé par João Moreira Salles, figure du documentaire brésilien contemporain, Últimas conversas est un petit bijou d’humanité qui aborde avec de jeunes Brésiliens des thèmes aussi variés que la famille, l’amour, la religion, l’identité, la discrimination, le harcèlement, le tout dans une extrême simplicité scénographique.

Mercredi 12 octobre à 20h

Projection suivie d’une rencontre avec Anna Glogowski, conseillère de Programmes Documentaires à France 3 et spécialiste du cinéma brésilien.

Eduardo Coutinho, un maître du documentaire engagé

Eduardo Coutinho est né en mai 1933 à São Paulo. A 19 ans, il s’inscrit à la faculté de droit sans jamais terminer sa formation. Son premier contact avec l’industrie du cinéma date de 1954 alors qu’il  travaille comme correcteur et copie éditeur pour le magazine Vision, un poste qu’il occupera jusqu’a 1957. Cette année là, il gagne un concours télévisé en répondant à une question sur Charlie Chaplin, lui permettant de déménager à Paris.

Formé à la réalisation et au montage à l’IDHEC en France, il commence sa carrière comme producteur du long-métrage « Cinco vezes favelas », pour le Centro popular de cultura (CPC), un groupe intellectuel de gauche de Rio. Il dirige le projet du CPC, « Cabra marcada para morrer », une fiction basée sur des faits réels, l’assassinat du leader des Ligas camponesas, et tournée avec la veuve de celui-ci, Elizabeth Teixeira. Mais le tournage est interrompu par le coup d’État de 1964.

Il intègre alors la nouvelle vague du « Cinema Novo », un mouvement cinématographique brésilien, dont ont fait partie plusieurs réalisateurs brésilien des années 1950 et 1960, d’abord influencé par le néoréalisme italien puis par la Nouvelle Vague française.

Dans les années 1960, Coutinho fonde avec Leon Hirszman et Marcos Faria, la maison de production « Saga Films » au sein de laquelle il sera scénariste et dirigera de nombreux longs métrages. Au début des années 1970, Coutinho  retourne vers le journalisme pour gagner sa vie et devient examinateur et critique de cinéma pour le « Jornal do Brasil ». Parallèlement, il reste dans l’industrie du film, réalise une adaptation de Shakespeare et écrit des scripts destinés à la production nationale.

En 1975, Coutinho rejoint l’équipe de Globo Reporter, de la TV Globo. En 1981, Coutinho redécouvre le négatif de « Cabra Marcado para Morrer », qui avait été caché à la police par un membre de l’équipe de tournage, et décide de reprendre le projet. En 1984 il finalise et sort ce film  avec lequel il gagne 12 prix dans des festivals internationaux, tels que le prix de la critique internationale du Festival du Film de Berlin et le meilleur film au Festival du Réel à Paris.

Après le succès de « Cabra Marcado para Morrer”, Coutinho démissionne de Globo pour se consacrer exclusivement au cinéma. Dans un contexte difficile en termes de financements pour l’industrie du cinéma, Coutinho réalise des courts et moyens métrages sans beaucoup d’impact.

Coutinho réalise « Santo Forte » en 1999, marquant un nouveau tournant dans sa carrière. Il commence alors à travailler avec des collaborateurs réguliers et réussi à maintenir une production constante de film grâce à son partenaire, le documentariste João Moreira Salles, avec qui il développe de solides liens d’amitié. Moreira Salles aide notamment Coutinho sur sept projets de documentaires, réalisés entre 2000 et 2011.

Au cours de ces onze ans, Coutinho gagne trois prix au Festival de Gramado, l’un pour « Santo Forte », l’autre pour« Edifício Master », et un grand prix pour l’ensemble de ses films. Au Festival de Brasilia, il remporte également à deux reprises un prix, une année pour le film « Santo Forte » et l’autre pour « Peões », lui permettant de gagner la reconnaissance des critiques le considérant comme le plus grand réalisateur de documentaires brésilien. En 2013, pour son 80e anniversaire, l’œuvre de Coutinho était à l’honneur lors du Festival littéraire international de Paraty et du Festival international du film de São Paulo.

Coutinho meurt en février 2014. Son dernier film, « Dernières conversations », terminé par João Moreira Salles en 2015 ouvrira la 12e édition du festival Brésil en Mouvements le 12 octobre 2016.

Voici le programme complet du festival.

Le réalisateur Eduardo Coutinho. Photo : Guillermo Giansanti

Le réalisateur Eduardo Coutinho. Photo : Guillermo Giansanti

Brésil en Mouvements entre dans sa 12e édition

Du 12 au 16 octobre 2016, l’association Autres Brésils présente la 12e édition de Brésil en Mouvements, festival dédié au documentaire social brésilien unique en son genre en Europe.

Brésil en Mouvements, c’est 5 jours de projections, débats et rencontres autour de films documentaires pour renforcer les liens entre la France et le Brésil et échanger avec les principaux acteurs de la société contemporaine français et brésiliens sur les grandes questions sociales et environnementales d’actualité. De quoi ravir toutes celles et ceux qui ont envie d’explorer la culture brésilienne hors des sentiers battus et d’approfondir des sujets sociaux globaux à partir de la réalité brésilienne.

Brésil en Mouvements s’adresse à tous ceux qui sont sensibles aux questions d’ordre social, environnemental et économique, qui s’intéressent à la société brésilienne contemporaine et désirent en connaître mieux les dynamiques à travers la vision de documentaires proposant une perspective libérée des clichés et lieux communs habituels.

ddBrésil en Mouvements c’est ….

  • 5 jours pour partager un autre regard sur le Brésil,
  • 5 jours pour découvrir des films documentaires engagés,
  • 5 jours pour débattre autour de questions sociales et environnement

Pour cette 12e édition, la programmation s’articule autour de sept temps forts :

· Hommage à Eduardo Coutinho
· Megaprojets en Amazonie : impacts sociaux et environnementaux
· Rapport de l’homme à son environnement
· Accès à la terre
· Corps découverts
· Voix et voies de femmes
· Mémoire et dictature

Découvrez le programme complet ici !

Photos de la séance « Noirs du brésil »

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Photos de l’apéro musical

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Photos de la séance « Privatisation des services publics »

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Par Francis Azevedo

Photos de la séance « LGBTi »

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Photos de la séance « Violences et discriminations »

Par Francis Azevedo

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Photos de la séance « Climat, agro-écologie et industrie minière »

Par Francis Azevedo

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Photos de la journée d’ouverture

Par Francis Azevedo

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